Archives d’Auteur: avant l'autoroute

Les Massicotte de Sainte-Cunégonde: Édouard-Zotique Massicotte

Édouard-Zotique Massicotte. Archives de l'Université de Montréal.

C’est en ces termes qu’Édouard-Zotique Massicotte se décrivait dans le numéro du 6 juin 1891 de la revue Le Monde Illustré.

« E. Z . Massicotte – Taille moyenne, gros, gras, à la barbe inculte. Apparence sémitique. A des traits de ressemblance avec Zola et Richepin.

Caractère étrange, tour à tour pensif, joyeux, sarcastique ou sérieux. A été reporter, comptable, acteur, déclamateur, rédacteur, bouquineur et amoureux. Est actuellement collectionneur, critique, nouvelliste, antiquaire, numismate, biographe, historien, poète, réaliste, décadent. A lu tous les auteurs, a étudié tous les genres et les a tous essayés. On remarque chez lui la passion de la phrase sonore et ciselée. Un ami l’a défini : «Une antithèse vivante, visant l’originalité».

Signes particuliers : Radical, pessimiste, optimiste, optimiste, panthéiste, déiste, catholique et éclectique. Ne refuse pas la louange. »

Le Monde illustré. Édition du 6 juin 1891, p. 83.

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Classé dans Arrondissement du Sud-Ouest, Petite-Bourgogne, rue Coursol, Sainte-Cunégonde

Le chantier naval d’Augustin Cantin

Augustin Cantin, 1868. Source: Musée McCord. I-31180.1

Le constructeur de navires Augustin Cantin est né à Cap-Santé, près de Québec le 17 juin 1809. C’est à cet endroit qu’il apprit la charpenterie de navires.

Il s’installe à Montréal en 1831 et  travaille sur des chantiers navals avant de fonder sa propre entreprise qu’il abandonne après quelques années pour étudier les dernières techniques de construction navale à Liverpool et à New York. Il rentre à Montréal vers 1837.

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Classé dans Canal de Lachine, Industries, Petite-Bourgogne, rue Notre-Dame, Sainte-Cunégonde

Le pensionnat Sainte-Angèle

Pensionnat Sainte-Angèle, rue St-Antoine à l'angle de la rue Vinet. Ste-Cunégonde.

Pensionnat Sainte-Angèle

Le pensionnat Sainte-Angèle, une maison d’enseignement pour jeunes filles dirigée par les Soeurs de Sainte-Anne, a été fondé en 1888.  Cet imposant édifice, aujourd’hui démoli,  était situé rue Saint-Antoine, à l’angle de la rue Vinet à Sainte-Cunégonde. Il a été remplacé par une tour d’habitation dont l’adresse est le 2460 Saint-Antoine Ouest et qui porte le nom d’Habitation Quesnel-Coursol.

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Classé dans Maisons d'enseignement, Petite-Bourgogne, Roy, Victor, rue Saint-Antoine, rue Vinet, Sainte-Cunégonde

Le grand magasin O. Lemire & Co

L’inauguration bat son plein

«Nous sommes maintenant en possession d’un établissement moderne. Rien n’a été épargné pour en faire un des plus élégants, des plus commodes et des plus éclairés de la ville. L’inauguration bat son plein. Des milliers de visiteurs accourent à notre Exposition de toutes les Dernières Nouveautés d’Automne et d’Hiver. C’est un vrai Triomphe, plaçant au premier rang, une maison commencée modestement, mais qui a grandi à vue d’oeil.»

Publicité parue dans Le Monde illustré, édition du 21 octobre 1899.

C’est en ces termes que le grand magasin départemental O. Lemire & Co. annonçait son ouverture. Son l’adresse était le 1163 rue Saint-Jacques, à l’angle de la rue Fulford (maintenant Georges-Vanier) .

Publicité pour O. Lemire & Co. parue dans Le Monde illustré le 21 octobre 1899. Source BAnQ.

Le Monde illustré – 21 octobre 1899

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Classé dans boul. Georges-Vanier, Commerces, Petite-Bourgogne, rue Fulford, rue Saint-Jacques

Le joyau de Sainte-Cunégonde

Film Tranquilement pas vite. Guy L. Côté, 1972. ONFLe débat sur l’utilisation des églises au Québec ne date pas d’hier. Il en était déjà question au début des années 1970.

Un film de l’ONF, Tranquillement, pas vite, réalisé par Guy L. Côté en 1972 en fait la démonstration de manière éloquente. Il nous fait part des réflexions des fidèles de plusieurs paroisses de Montréal, dont ceux de la paroisse Sainte-Cunégonde. Le nombre de fidèles ayant grandement diminué depuis la révolution tranquille, il était nécessaire d’amorcer une réflexion sur l’avenir de leur église. Le film en est le témoin.

Malgré des rénovations majeures entreprises en 1984 sous la direction de l’architecte Claude Beaulieu, l’église sera quand même fermée au début des années 2000. On lui chercha alors une nouvelle utilisation. La rumeur veut qu’on ait même songé à en faire un studio d’enregistrement.

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Classé dans lieux de culte, Marchand, Jean-Omer, rue Saint-Jacques, rue Vinet, Sainte-Cunégonde

Louis Cyr devient policier à Sainte-Cunégonde

Le Samson canadien

On appelait Louis Cyr (1863-1912), ouvrier agricole, bûcheron, haltérophile, policier et athlète d’exhibition, le Samson canadien. Doué d’une force exceptionnelle dès son jeune âge, il réalise à l’adolescence ses premiers exploits de force physique devant public. Sa famille ayant émigré aux États-Unis en 1878, il participe vers l’âge de 18 ans à Boston à son premier concours d’homme forts où il lève un cheval de terre.

Louis Cyr. Source Bibliothèque et Archives Canada. T-06899.

Revenu au Québec en 1882, il entreprend une tournée dans la province. Son sens inné du spectacle lui permet de convaincre le public qu’il merite le titre d’homme le plus fort du Canada. Louis Cyr fait la rencontre l’année suivante de Gus Lambert, directeur d’un gymnase à Saint-Henri. Lambert lui propose de donner des spectacles au Mechanic’s Hall qui sont si populaires qu’on doit refuser l’entrée à des milliers de personnes.

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Classé dans Cyr, Louis, Personnes, Sainte-Cunégonde

Saint-Henri en deux temps

Premier temps: le 5 septembre 1962 à Saint-Henri

5 septembre 1962. Jour de rentrée scolaire au Québec. À cette époque, l’école commençait le lendemain de la fête du travail. Les vacances étaient terminées. La vie normale reprenait.

Cette journée marquait aussi le tournage du documentaire de l’écrivain et cinéaste Hubert Aquin intitullé À Saint-Henri le cinq septembre. Filmant dans le style du cinéma direct, plusieurs équipes ont parcouru le quartier Saint-Henri pour immortaliser la journée, du lever du soleil jusque tard dans la nuit. En ouverture du film, on entend Raymond Lévesque interpréter la chanson titre.

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Classé dans Film, Saint-Henri