L’édifice Dineen

Édifice Dineen, détail de la façade

Édifice Dineen. Façade de la rue Vinet

La rue St-Antoine fait en quelque sorte office de voie de service à l’autoroute Ville-Marie. Des milliers d’automobilistes l’empruntent à chaque jour, le Sud-Ouest étant un arrondissement qu’on se plaît à traverser.

Pressés de retourner rapidement à la maison, ces automobilistes sont peu enclins à porter attention à l’architecture de l’arrondissement.

Pourtant, certains bâtiments méritent qu’on s’y attarde. L’édifice Dineen, fait partie de cette catégorie.

Édifice Dineen

Édifice Dineen, à l’angle des rues St-Antoine Ouest et Vinet

Un bâtiment signé John James Browne

L’édifice Dinnen est situé à l’angle des rues St-Antoine Ouest et Vinet, dans la Petite-Bourgogne. Il a été érigé en 1892 selon les plans de John James Browne pour Matthew Dineen.

John James Browne

John James Browne

John James Browne (1837-1893), un des architectes les plus en vue à Montréal au 19ème siècle, fut formé par son père, George Browne, également architecte.  Malgré qu’il se soit exprimé dans des formes diverses, la plupart de ses ouvrages rappellent le style néo-gothique.

On lui doit entre autres le Morrice Hall de l’Université McGill, l’église Grace, à Pointe St-Charles, l’édifice Nordheimer, la caserne de pompiers no.2, rue St-Gabriel et la Banque Molson, rue St-Jacques, dans le Vieux-Montréal.

On retrouve dans l’édifice Dineen plusieurs des caractéristiques d’un grand nombre d’édifices commerciaux de la période victorienne à Montréal, comme la pierre de taille des façades, les bandeaux qui démarquent fortement les étages et les pilastres entre les ouvertures.

On peut consulter la liste des réalisations de John James Browne sur le site Biographical Dictionary of Architects in Canada 1800 – 1950.

R. H. C. Larose, épicier en 1896

R. H. C. Larose épicier

Annuaire Lovell 1896

Les commerces de proximité étaient la norme à la fin du19ème siècle. En 1896, R. H. C. Larose qui tenait une épicerie dans l’édifice Dineen, desservait une population locale qui se déplaçait peu pour s’approvisionner.

Dépanneur

Le dépanneur de l’édifice Dineen

L’avènement de l’automobile, l’apparition des supermarchés et le départ des résidents vers la périphérie ont graduellement fait disparaître l’épicier du coin. Le dépanneur est apparu dans le paysage montréalais.

Dans le cadre de l’exposition Trajets, le CCA a organisé le 6 février dernier,   une visite de plusieurs dépanneurs du Centre-Ville Cette tournée était animée par l’auteur Judith Lussier qui a même consacré un livre à ce phénomène très québécois que sont les dépanneurs.

 

Sources:

  • Les Magasins Les Cinémas, Répertoire d’architecture traditionnelle sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal. 1985, p. 306-07
  • Site web du Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal. Page consultée le 6 février 2011. Adresse URL.
  • Le Prix Courant, revue hebdomadaire du commerce, de la finance, de l’industrie, de la propriété foncière et des assurances. Vol XI, 23 Sept. 1892, p.12
  • Site web Biographical Dictionary of Architects in Canada. Page consacrée à John James Browne, consultée le 6 février 2011. Adresse URL.
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Classé dans Arrondissement du Sud-Ouest, Commerces, Petite-Bourgogne, rue Saint-Antoine, rue Vinet

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